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Artcurial, Paris23 mai 2017

Vente Artcurial

Sans titre (avant 1929) — Vendu 195 000 €

Sans titre (avant 1929) — Vendu 195 000 €

Sans titre (circa 1914) — Vendu 53 300 €

Sans titre (circa 1914) — Vendu 53 300 €

Deux sculptures de Jean Chauvin des années 1920 sont présentées à la vente chez Artcurial le 23 mai 2017, à une époque où l'originalité de son art s'imposait aux yeux des plus fins observateurs de la vie artistique française.

Sans titre, lot 73 (avant 1929) — Sculpture monoxyle en bois noirci sur socle quadrangulaire. Taille directe. Hauteur : 45 cm (53 cm avec socle). Signée sur le bas du corps. Cette œuvre n'était jusqu'à ce jour connue que par la photo d'époque prise par Chauvin lui-même et annotée au dos par ses soins « Collection Jacques Doucet ». Estimée 30 000 à 40 000 €, elle est vendue 195 000 €.

L'œuvre apparaît dans une photographie publiée dans L'Illustration le 3 mai 1930, montrant le studio de Jacques Doucet rue Saint-James à Neuilly, où elle trône dans l'angle de la pièce, disposée sur le guéridon d'André Groult en bois, galuchat et ivoire, aux côtés d'œuvres de Picasso, Braque, Modigliani et Chirico.

L'historien d'art Robert Rey caractérisait la pratique de Chauvin dans les années 1920 comme représentant « un érotisme symbolique et religieux » avec « de belles formes, d'un ésotérisme attirant et d'une grande harmonie de contours ».

Sans titre, lot 74 (circa 1914) — Bronze à patine brune nuancée de vert. Hauteur : 27 cm. Base : 16,6 × 11,1 cm. Porte l'inscription « Pour mon ami Pompon de tout cœur. Chauvin ». Exemplaire non numéroté, fonte Valsuani avant 1928, portant le cachet du fondeur. Estimé 20 000 à 30 000 €, vendu 53 300 €.

Ce bronze fut offert par Chauvin au sculpteur François Pompon en 1926. À la mort de Pompon en 1933, l'œuvre fut retournée à Chauvin par l'exécuteur testamentaire, puis offerte à l'historien d'art Robert Rey avec une correspondance d'accompagnement. L'œuvre a été exposée à la galerie Au Sacre du Printemps en 1928, à la Fondation de Coubertin en 1992 et au musée Despiau-Wlérick de Mont-de-Marsan en 1993.

Bibliographie : Denys Chevalier, Chauvin sculptures (1974), p. 3 ; Catherine Chevillot et al., Pompon (1994), p. 83 ; Paul Mas, Chauvin sculpteur (2007), pièce n° 4.

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